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Optimisation des frais d’immatriculation : un levier clé pour réduire le TCO

Geotab Team

Par Geotab Team

Published: 2 avr. 2025

4 minutes de lecture

Optimisation des frais d’immatriculation : un levier clé pour réduire le TCO

L'immatriculation des véhicules représente un poste de dépense non négligeable pour les entreprises gérant une grande flotte automobile. Le coût de la carte grise varie selon le nombre de chevaux fiscaux, du type de motorisation, du département et du coût des différentes taxes applicables. Outre le prix d’achat, l'immatriculation d'un véhicule neuf, d'un véhicule importé et d'un véhicule d'occasion comporte des différences notables. L’impact des frais d'immatriculation peut sembler marginal individuellement, mais leur répétition sur l’ensemble du parc de véhicules pèse sur le coût total. L'anticipation du coût du certificat d'immatriculation est essentielle dans une politique d’optimisation du TCO (Total Cost of Ownership). Il est possible d'estimer à l'avance le prix de votre carte grise pour une voiture neuve ou d’occasion à l'aide du simulateur en ligne sur le site du Gouvernement.

 

Comprendre les frais d’immatriculation et leur impact sur le TCO

Qu’est-ce que le certificat d’immatriculation ?

 

Le certificat d’immatriculation, ou carte grise, est indispensable pour la mise en circulation de tout véhicule. Le prix de la carte dépend de plusieurs paramètres. La taxe régionale constitue la part principale, fixée par chaque région et indexée sur le nombre de chevaux fiscaux du véhicule. À cela s’ajoutent des taxes additionnelles, comme le malus écologique, qui pénalise les véhicules polluants en fonction de leur taux d’émission de CO₂ ou de leur masse. 

 

Poids des frais d’immatriculation dans le calcul du TCO

 

Le type de motorisation influe sur le montant à régler : un véhicule électrique bénéficie d’une exonération totale de la taxe régionale, tandis qu’un véhicule thermique peut subir un malus plus ou moins important selon ses émissions polluantes. Dans tous les cas, la demande de certificat impose le paiement d'une redevance d'acheminement (taxe Y5 sur votre carte grise) et d'une taxe fixe, ou taxe de gestion, pour un total de 13,76 €. Ces frais de gestions sont dus pour tout type de véhicule ainsi que lors d'une demande de duplicata.

 

Dans une flotte automobile, les frais d’immatriculation peuvent représenter une charge conséquente, en particulier lorsqu’elle comporte de nombreux véhicules neufs. Depuis le début de l'année 2025, le prix de la taxe régionale est plafonné à 60 €. Si une majorité de régions applique ce tarif, quelques-unes proposent un tarif du cheval fiscal réduit. Bien que ponctuels, ces frais doivent être intégrés dans la stratégie globale de gestion de flotte. 

 

Neuf ou occasion : quel impact sur les frais d’immatriculation ?

 

Les véhicules neufs sont soumis au barème fiscal en vigueur au moment de la première mise en circulation. Un modèle polluant ou très lourd supportera donc un malus écologique élevé, auquel s’ajoutera la taxe régionale multipliée par le nombre de chevaux fiscaux. Le malus au poids est particulièrement contraignant pour les véhicules hybrides rechargeables ou les SUV. Ce malus à la masse s'applique dès 1 600 kg en 2025. À l’inverse, les véhicules d’occasion bénéficient d’abattements fiscaux. Le malus écologique composé de la taxe CO2 et du malus au poids sont dus à la première immatriculation en France. La taxe régionale est réduite de moitié pour les véhicules de plus de 10 ans. Dans tous les cas, ces paramètres influencent le coût total et doivent orienter les décisions d’achat.

 

Quelles exonérations pour réduire les frais d’immatriculation ?

 

Opter pour des véhicules électriques permet de réduire au strict minimum le coût d’immatriculation des nouveaux véhicules.

 

Certains véhicules bénéficient d'exonérations fiscales, totales ou partielles. Les véhicules électriques sont exonérés de la taxe régionale. Ils échappent également au malus écologique, ce qui rend leur immatriculation bien plus avantageuse que celle des voitures hybrides ou thermiques. Les véhicules hybrides, quant à eux, peuvent bénéficier de réductions sur le malus au poids, notamment si leur autonomie permet un usage réel en mode électrique. Ainsi, intégrer des véhicules propres permet de limiter les frais fixes tout en améliorant l’empreinte carbone de la flotte.

 

Les gestionnaires de flotte peuvent également jouer sur la domiciliation administrative de leurs véhicules. Certaines régions pratiquent des tarifs bien inférieurs pour la taxe régionale. Cette optimisation doit cependant respecter le cadre légal, notamment en matière d’affectation réelle du véhicule et de lieu d’utilisation principal. 

 

Ainsi, la taxe régionale est de 43 € en Corse quand elle est de 60 € en Normandie ou dans le Grand Est, soit une différence de 17 € à multiplier par le nombre de chevaux fiscaux de chacun des véhicules composant la flotte. Sur un parc de 100 véhicules d'une puissance fiscale de 6 CV, l'écart entre ces 2 régions atteint un montant de plus de 10 000 €. La mise à jour du TCO sera calculée en fonction du coût réel de sa flotte de véhicules.

 

Réduction des coûts d’immatriculation dans la gestion de flotte

 

La mise en place d’une gestion optimisée permet de limiter le nombre de véhicules nécessaires à l’activité. En améliorant l’utilisation de la flotte existante – grâce à la géolocalisation, l’analyse des trajets ou l’autopartage –, les entreprises peuvent réduire le volume de véhicules à immatriculer. Le choix des véhicules, que ce soit des poids lourds ou des véhicules utilitaires, a également un impact déterminant. En privilégiant des modèles à faible consommation de carburant, à la puissance fiscale modérée ou faiblement émetteurs de CO₂, les gestionnaires de flotte peuvent limiter les coûts d’acquisition et d’immatriculation. 

 

Faut-il privilégier l’achat ou d’autres solutions de mobilité ?

 

Le Total Cost of Mobility (TCM) permet d’aller plus loin en intégrant l’ensemble des modes de transport utilisés dans l’entreprise. Il s’agit d’élargir la vision du TCO en y ajoutant les dépenses liées à la location, au covoiturage, aux déplacements professionnels par train ou avion, etc. Le TCM devient alors un outil stratégique au même titre que le TCO pour la gestion des mobilités d’entreprise.

 

Diminuer les frais fixes en repensant la gestion de flotte

 

L’optimisation du TCO ne peut se faire sans une vision d’ensemble qui englobe à la fois les coûts fixes et variables liés à chaque véhicule de la flotte sur le long terme. Si les frais d’immatriculation ne représentent qu’un pourcentage limité du TCO, leur accumulation au sein d’une flotte automobile importante pèse sur la rentabilité globale. Ils doivent donc être pris en compte dès les premières étapes du calcul du TCO.

 

Pour affiner encore cette démarche, les entreprises ont tout intérêt à explorer des axes complémentaires : intégrer le TCO conducteur, en lien avec le comportement au volant, les incidents et l’usure prématurée ; analyser le TCO véhicule, en rapport avec la fiabilité, la fréquence des interventions et la valeur de revente ; ou encore adopter une approche élargit via le Total Cost of Mobility, qui inclut l’ensemble des moyens de transport utilisés par l’entreprise.

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Updated: 2 avr. 2025


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