Qu’est-ce que le code DTC ?
17 mars 2025
•4 minutes de lecture

Les véhicules récents intègrent de nombreux systèmes électroniques permettant d’assurer leur bon fonctionnement et d’alerter les conducteurs en cas d’anomalie. Parmi ces systèmes, le code DTC (Diagnostic Trouble Code) est essentiel dans la maintenance automobile. Il s’agit d’un code standardisé utilisé par le calculateur du véhicule pour signaler une panne ou un dysfonctionnement détecté dans l’un des composants du moteur, de la transmission ou d’autres systèmes embarqués.
Lorsqu’un problème survient, un voyant peut s’allumer sur le tableau de bord pour indiquer qu’un contrôle est nécessaire. Un lecteur de code ou une valise de diagnostic auto permet alors d’accéder aux informations enregistrées par le système OBD. Grâce à ces outils, les garagistes peuvent analyser les défauts et pannes afin d’établir un diagnostic automobile précis. Mais comment ces codes fonctionnent-ils et comment peuvent-ils être interprétés ?
Définition et fonctionnement des codes DTC
Qu’est-ce qu’un code DTC ?
Un code DTC (Diagnostic Trouble Codes) est une séquence alphanumérique utilisée par les systèmes de diagnostic électronique pour identifier les problèmes liés au véhicule. Lorsqu’un dysfonctionnement est détecté, le calculateur enregistre un code spécifique qui permet aux professionnels de la maintenance automobile de comprendre l’origine du problème.
Les codes DTC sont standardisés sous la norme OBD-II (On-Board Diagnostics 2), introduite aux États-Unis en 1996 et devenue obligatoire en Europe pour les véhicules essence en 2001 et diesel en 2004. Cette norme permet une compatibilité entre les différents outils de lecture, tels que le scanner et la valise diagnostique, afin d’uniformiser l’identification des pannes.
Chaque code DTC se compose d’une lettre suivie de quatre chiffres. La lettre indique la catégorie du système affecté :
- P (Powertrain) : concernent le groupe motopropulseur, c'est-à-dire les composants liés au moteur et à la transmission.
- B (Body) : systèmes liés au confort et à la sécurité (airbags, climatisation, etc.).
- C (Chassis) : éléments de suspension, direction et freinage.
- U (Network & Vehicle Integration) : communication entre les modules électroniques.
Les chiffres qui suivent précisent la nature du code d’erreur, permettant d’affiner le diagnostic électronique et d’identifier précisément le composant concerné. Le premier chiffre indique s’il s’agit d’un code générique (0) ou spécifique au constructeur (1).
Comment sont générés les codes DTC ?
Les véhicules récents intègrent de nombreux capteurs électroniques qui surveillent en permanence leur état de fonctionnement. Ces capteurs sont reliés aux différents calculateurs qui traitent les données et détectent toute anomalie. Lorsqu’un paramètre sort des valeurs normales, le calculateur enregistre un code d’erreur et peut activer un voyant sur le tableau de bord.
La transmission de ces informations se fait via un port OBD-II, qui permet aux outils de diagnostic, d’accéder aux données stockées. Ces outils analysent les informations enregistrées et permettent aux professionnels de déterminer l’origine du problème.
Si une anomalie est temporaire, elle peut être enregistrée dans la mémoire du véhicule sans déclencher immédiatement de voyant. En revanche, une panne persistante entraîne l’affichage d’une alerte et nécessite un contrôle approfondi pour éviter d’éventuelles complications mécaniques.
Lecture et interprétation des codes DTC
Comment lire un code DTC ?
Pour diagnostiquer les problèmes à l’aide des codes d’anomalie, il est nécessaire d’utiliser un outil de diagnostic capable de lire les informations stockées dans le véhicule. Plusieurs solutions existent :
- Une valise de diagnostic, utilisée par les professionnels pour un diagnostic approfondi.
- Un scanner OBD, un système de diagnostic plus compact permettant une lecture rapide des codes.
- Une application mobile, couplée à un boîtier Bluetooth, pour une analyse en temps réel depuis un smartphone ou une tablette.
Ces outils se branchent directement sur la prise OBD, généralement située sous le tableau de bord, afin d’accéder aux données enregistrées par le véhicule. Une fois connecté, l’appareil affiche des listes de codes d’anomalie accompagnés d’une description indiquant l’élément concerné.
Exemple de code :
- P0420 : problème d’efficacité du catalyseur.
- P0300 : ratés d’allumage sur plusieurs cylindres.
- B0028 : dysfonctionnement d’un airbag latéral.
Chaque code doit être interprété correctement avant toute réparation. Certains outils permettent également d’afficher des données supplémentaires, comme les valeurs des capteurs au moment de l’apparition de la panne, pour affiner le diagnostic embarqué.

Quelle est la différence entre un code actif et un code enregistré ?
Les codes DTC se divisent en deux catégories : les codes actifs et les codes enregistrés.
- Un code actif signale une anomalie en cours, impactant potentiellement le fonctionnement du véhicule. Il est généralement accompagné de l’activation d’un voyant sur le tableau de bord et nécessite une intervention immédiate.
- Un code enregistré (ou historique) correspond à un défaut détecté dans le passé mais qui n’est plus présent. Ces codes sont utiles pour analyser l’historique des pannes et identifier d’éventuels problèmes récurrents.
Après réparation, il est possible d’effectuer une réinitialisation pour effacer les codes d’anomalie. Cela permet de vérifier si le problème a été résolu ou s’il réapparaît lors des cycles suivants. Attention, une suppression prématurée peut masquer une panne encore existante, d’où l’importance d’un diagnostic complet et approfondi avant toute intervention.
Comment effacer un code DTC après réparation ?
Une fois la panne identifiée et réparée, il est possible d’effectuer un effacement des codes DTC pour vérifier si le problème est réellement résolu. La procédure se déroule en plusieurs étapes :
- Connexion de l’outil de diagnostic à la prise OBD du véhicule.
- Lecture des codes enregistrés afin de s’assurer que la panne a bien été détectée et corrigée.
- Exécution de la commande de réinitialisation, qui permet d’effacer les codes après réparation.
- Vérification du fonctionnement du véhicule après effacement : si le problème persiste, le code risque de réapparaître après un certain nombre de cycles moteur.

Peut-on prévenir l’apparition des codes DTC ?
Même si les codes DTC permettent d’identifier rapidement les pannes, il est préférable d’adopter une approche préventive pour éviter leur apparition.
- Un entretien régulier du véhicule permet de limiter les risques d’anomalies. Vérifier les niveaux de liquides, le ratio air carburant, l’état des bougies, des injecteurs et du système d’allumage peut éviter des défauts fréquents.
- La surveillance des composants électroniques est essentielle pour éviter les problèmes liés aux capteurs et aux calculateurs. Une panne sur un seul capteur peut générer plusieurs codes d’anomalie chimériques, tel qu’un défaut sur la température du liquide de refroidissement.
- La réalisation d’un diagnostic moteur préventif et périodique peut aider à détecter les pannes avant qu’elles ne deviennent critiques.
- Le comportement du véhicule peut également alerter sur une éventuelle panne à venir. Par exemple, un perte de vitesse du véhicule peut être annonciateur d’une anomalie.
La prévention permet de garantir un fonctionnement optimal du véhicule et de réduire le risque d’apparition de codes DTC nécessitant une intervention corrective.
Codes DTC et contrôle technique : ce qu’il faut savoir
Lors d’un contrôle technique, la présence de codes DTC peut avoir un impact sur le résultat de l’inspection. Certains codes signalent des anomalies mineures qui ne remettent pas en cause la conformité du véhicule. Cependant, d’autres peuvent entraîner une contre-visite, notamment s’ils concernent les systèmes liés au freinage, aux airbags ou aux émissions polluantes. Avant de présenter un véhicule au contrôle technique, il est recommandé d’effectuer un diagnostic automatique pour détecter une anomalie et identifier d’éventuels défauts pouvant causer un refus.
Conclusion
Les codes DTC permettent d’identifier rapidement les anomalies et de faciliter le diagnostic des pannes pour éviter des réparations coûteuses et des dysfonctionnements majeurs. Grâce aux outils de diagnostic, il est possible d’interpréter ces codes avec précision et de déterminer les actions correctives à entreprendre.
Une bonne compréhension des codes DTC et de leur fonctionnement contribue à améliorer l’entretien du véhicule et à anticiper les problèmes avant qu’ils ne deviennent critiques. En effectuant des contrôles réguliers et en adoptant une approche préventive, les conducteurs et les professionnels de l’automobile peuvent optimiser la fiabilité et la sécurité des véhicules.
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